Temps de lecture : 2 min

4.2. Ce que savent les linguistes…

Nous parlons, nous écrivons, nous relatons une foule de menus et grands événements pour essayer de comprendre, pour tenter de mettre la main sur les mystères, voire d’en saisir le cœur, lequel se dérobe avec la constance de l’arc-en-ciel. D’antiques récits affirment que l’Homme ne saurait contempler Dieu sans mourir, il en va sans doute ainsi de ce que nous cherchons – c’est la quête elle-même qui est notre but, et si nous parvenons à une réponse, elle nous privera de notre objectif. Or, évidemment, c’est la quête qui nous enseigne les mots pour décrire le scintillement des étoiles, le silence des poissons, les sourires et les tristesses, les apocalypses et la lumière d’été. Avons-nous un rôle, autre que celui d’embrasser des lèvres ; savez-vous comment on dit Je te désire, en latin ? Et a propos, savez-vous comment le dire en islandais ?

STEFANSSON Jon Kalman, Lumière d’été, puis vient la nuit (2020)

Chapitre 4

Les langages,
où il est étudié combien la nature du langage utilisé pour dénoter les réalités de nos mondes individuels traduit notre appropriation de ceux-ci

Temps de lecture : 2 minutes

Notes de rédaction

  • des mots du discours logique au déparler
  • N.B. se méfier des mots qui font plaisir

Ressources

    Illustrations

    Une scène de 1984, film de Michael Radford d’après George Orwell (1984) © Umbrella Films